Prinses Turandot

à partir de 4 ans
WALPURGIS et HETPALEIS

Presse

PRINCESSE TURANDOT, actuellement au HETPALEIS

HETPALEIS, lieu par excellence où l’on essaie d’enthousiasmer les enfants pour le théâtre. C’est là son intention première. Mais nous y ajouterions sans hésiter les adultes. Prenons par exemple, comme preuve, Princesse Turandot, une coproduction entre WALPURGIS et HETPALEIS. La meilleure définition pour cette production est sans doute « opéra-conte pour toute la famille » (4+). Pour son récit , l’auteur Judith Vindevogel, a cherché son point de départ dans l’opéra célèbre Turandot de Giacomo Puccini. Aussitôt le lien entre l’opéra et le conte était un fait.

La belle princesse Turandot reçoit beaucoup de demandes en mariage. Mais elle ne veut pas se marier. Rendre public cela de but en blanc ne lui semble pas la bonne solution, elle invente donc une ruse. Le prince qui voudrait l’épouser doit résoudre trois énigmes. Une mission presque impossible, mais celui qui donnera les bonnes réponses, deviendra son mari. Par contre, celui qui échoue, sera décapité. La population trouve cette situation lugubre et supplie la princesse d’être plus raisonnable, d’élire enfin un gentil prince et de se marier.

C’est donc pratiquement le même récit que celui de l’opéra du même nom de Puccini. Mais les ressemblances s’arrêtent complètement quand on parle de la musique. Pour cette production, les créateurs de Turandot se sont plongés dans le répertoire général de l’opéra, de l’opérette et du musical. Même un chant populaire napolitain est entonné. Nous employons le terme à bon escient, car les chants ne sont pas tous exécutés intégralement. Ce serait impossible d’ailleurs, le spectacle durerait trop longtemps pour les petits (durée : 45 min.). Pourtant, les deux chanteurs d’opéra ont de belles parties à chanter : des morceaux très connus d’arias célèbres de compositeurs comme Puccini, Mozart, Bizet, Brahms, Lully, … L’aria du prince Calaf, ‘Nessun dorma’ ne pouvait manquer à la liste, mais c’est le chant final ‘Tonight’ de Leonard Bernstein, qui crée sans doute le moment le plus émouvant. Cette chanson, tirée du musical ‘West Side Story’, pour laquelle Lorenzo Carola a fait le texte italien, est pour ainsi dire exécutée dans sa totalité. Le ténor Lorenzo Carola et la soprano Anne Maistriau parviennent tous les deux à charmer le public.

Après cet exposé, vous aurez compris que cette ‘Princesse Turandot’ est une vraie petite perle. Mais notre éloge ne s’arrête pas là. Aussi la scénographie de Stef Depover charme tout le monde, jeune et adulte. Le plateau est transformé en labyrinthe dans lequel le public s’assied sur des coussins. Une vraie trouvaille qui fait que la barrière entre scène et salle est complètement supprimée.
Vous pensez que notre conte de fées est terminé ? Erreur. Nous avons encore une ovation spéciale pour le musicien de service Rudi Genbrugge. Il signe pour des arrangements splendides et joue de plusieurs instruments, en life sur scène.
Rimba rumba rupsaso, qui a peur de la princesse Turandot ? Pas nous ! Nous aimerions bien revoir le spectacle, demain, après-demain et le jour après !

Bref : Une petite perle ? Une PERLE, tout court! A NE PAS MANQUER!

François Van de Brul,Mediawatchers.be, 20/03/2011


Arias et ruban adhésif musical

Si toutes les manières sont bonnes pour amuser les enfants de quatre ans, l’opéra et le ruban adhésif sont des méthodes plutôt inhabituelles. Ce qui les rend évidemment d’autant plus surprenantes. (De notre collaborateur)
« Des spectacles pour les petits qui vous font retrouver votre enfance » : très souvent c’est plutôt un cliché que la réalité. Pourtant, ces spectacles existent. La preuve : Princesse Turandot (de Walpurgis au théâtre HETPALEIS) et Tape voor kleuters ( Tuning People et Fabuleus). La musique est présente dans les deux spectacles. Elle l’est évidemment, dans tout spectacle pour enfants, mais ici elle en est le point de départ, l’anacrouse, pourrait-on dire, à la magie de la première fois. Surtout Walpurgis prend au sérieux cette dimension musicale. Mozart, Wagner, Puccini : les plus grandes arias jaillissent du visage de marbre de la princesse Turandot (la soprano Anne Maistriau) . Majestueuse , hors d’atteinte, elle évolue dans un décor stylé, parmi les spectateurs, grands et petits, assis sur des coussins. Rarement l’opéra était si proche de nous, le chant si envoûtant.
Mais il faut aussi une histoire. Elle est simple et claire : la princesse frigide écarte tous ses prétendants en leur coupant la tête. Une belle en âge de se marier, mais si rebelle : cela ne peut durer. C’est ce que trouve sa vieille nourrice (Julienne De Bruyn, 77 ans) et elle trouvera un allié en la personne de l’intelligent prince Amor (le ténor Lorenzo Carola). On acceptera volontiers que ce prétendant survive aux énigmes de Turandot et même qu’un vrai amour naisse entre eux.
On espère évidemment que la metteur en scène Judith Vindevogel , avec sa régie variée et équilibrée , aura gagné plus d’enfants à la cause de l’opéra qu’elle n’en a endommagé pour la vie avec cette norme de mariage si explicite. Il reste à remarquer comment les enfants de quatre ans se laissent entraîner par ce bonheur originel du mâle et de la femelle.

Wouter Hillaert, De Standaard, 31/03/2011

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